Les épreuves d’Ironman représentent un effort particulièrement exigeant pour les triathlètes. Le stress physiologique et les besoins énergétiques varient selon le profil et le niveau de l’athlète. Dans l’article de Maunder, Kilding et Plews (2018), les durées illustratives vont d’environ huit heures chez les meilleurs à quatorze ou quinze heures chez des amateurs moins rapides. Ces différences de durée et d’intensité influencent les stratégies de préparation.
La dépense totale estimée peut dépasser 10 000 kcal, tandis que la dépense par minute tend à augmenter avec le niveau compétitif dans les modèles présentés. Le fichier de calcul supplémentaire donne environ 9 626 kcal et 20,1 kcal/min pour un profil d’élite proche de huit heures, 9 062 kcal et 16,6 kcal/min pour un amateur confirmé proche de neuf heures et six minutes, et 10 425 kcal et 13,3 kcal/min pour un profil amateur proche de treize heures. Il s’agit de calculs fondés sur des durées de course et des hypothèses d’économie de mouvement, et non de dépenses mesurées directement chez chaque participant. Les totaux et les durées sont arrondis et ne doivent pas être utilisés comme objectifs individuels d’apport alimentaire.
Les réserves de glucides de l’organisme étant limitées, la préparation vise notamment à gérer leur utilisation pendant l’effort. Le modèle distingue ces glucides endogènes, les glucides apportés pendant la course et les lipides. Les auteurs proposent d’adapter les stratégies au profil de l’athlète : chez certains triathlètes d’élite ou amateurs confirmés, ils discutent l’association d’apports glucidiques pendant la compétition et de séances planifiées avec une disponibilité réduite en glucides. Chez certains amateurs terminant au-delà de douze heures, ils envisagent qu’une alimentation pauvre en glucides puisse accroître la contribution des lipides. Ce sont les hypothèses d’un article d’opinion de 2018, pas les résultats d’un essai démontrant qu’un régime pauvre en glucides améliore la performance de tous les athlètes plus lents. Elles ne constituent pas une recommandation universelle de réduire les glucides : la stratégie doit tenir compte de l’entraînement, de l’intensité visée, de la récupération et de la tolérance individuelle.

AUTEUR :
Diplômé en sciences de l’activité physique et du sport, titulaire d’un master en physiologie intégrative, spécialiste universitaire de l’entraînement personnel, NSCA – CPT.
