Traditionnellement, les protocoles de surcharge glycogénique associaient une phase d’épuisement des réserves de glycogène, par l’alimentation et l’entraînement, à une augmentation des apports glucidiques avant une épreuve d’endurance. Les travaux présentés dans la revue de Burke, van Loon et Hawley, publiée en ligne en 2016, montrent que des sportifs entraînés peuvent aussi augmenter leurs réserves en réduisant leur charge d’entraînement et en consommant davantage de glucides durant les jours précédents, sans déplétion préalable. La revue décrit notamment une période de charge de 36 à 48 heures, avec des apports de 8 à 12 g de glucides par kg de masse corporelle et par jour, pour certaines épreuves de plus de 90 minutes. Ces repères dépendent de l’épreuve, de l’état musculaire et de la tolérance individuelle ; les protocoles historiques illustrés ne constituent pas une prescription identique pour chaque athlète.

