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Les glucides dans les sports collectifs

Glycogène, football et efforts répétés : comprendre le rôle des glucides et les limites des mesures utilisées dans les études.

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maq

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Les glucides dans les sports collectifs

Le glycogène, forme de stockage des glucides, joue un rôle important dans la performance sportive, comme le décrit notamment la synthèse de Mata et collaborateurs. [Mata et al., 2019] Il intervient particulièrement lors des efforts intenses — par exemple au-delà de 80 % de la consommation maximale d’oxygène — aux côtés d’autres sources d’énergie, dont la phosphocréatine. Après un exercice épuisant, de faibles réserves de glycogène ont été associées à une moindre capacité du réticulum sarcoplasmique à libérer le calcium nécessaire à l’activation musculaire ; ce mécanisme pourrait contribuer à la fatigue. [Ørtenblad et al., 2011] Une disponibilité glucidique adaptée est donc importante dans les sports riches en efforts intenses et répétés, notamment le football, le basket-ball ou le handball. L’objectif dépend de la charge et du calendrier, plutôt que de rechercher des réserves maximales en permanence.

L’importance du glycogène dans les sports collectifs

Les effets de l’endurance sur le glycogène ont été beaucoup étudiés ; les données propres aux sports collectifs sont moins nombreuses. En 2006, Krustrup, Bangsbo et leurs collègues ont étudié 31 joueurs de quatrième division danoise au cours de trois matchs amicaux, avec des prélèvements musculaires avant et après les rencontres. [Krustrup et al., 2006] Le glycogène musculaire est passé en moyenne de 449 à 255 mmol/kg de poids sec, soit une baisse d’environ 43 %. Après le match, 47 % des fibres étaient entièrement ou presque dépourvues de glycogène. Le temps de sprint était allongé d’environ 2,8 % après la rencontre. Toutefois, la dégradation du sprint n’était pas corrélée au glycogène total : les auteurs évoquent le rôle possible de l’épuisement de certaines fibres, sans démontrer une relation causale simple. [Krustrup et al., 2006]

En 2020, San-Millán, Hill et Calleja-González ont étudié neuf joueurs professionnels de Major League Soccer. Ils ont utilisé MuscleSound, une méthode échographique indirecte, et non des biopsies mesurant directement le glycogène. [San-Millán et al., 2020] Le score échographique moyen a diminué d’environ 20 %, avec des variations individuelles proches de 6 à 45 %. Le protocole rapporté comportait des apports glucidiques autour du match, mais ces observations ne mesurent pas directement une baisse équivalente de la quantité de glycogène. Une revue méthodologique ultérieure de Bone et collaborateurs (2021, doi:10.3390/nu13072371) souligne les résultats contradictoires de validation de cette technologie. Ce petit échantillon ne permet pas non plus de fixer les besoins de chaque poste de jeu.

Les apports glucidiques dans les sports collectifs

Une alimentation adaptée avant, pendant et après les rencontres contribue à soutenir la disponibilité énergétique. La revue de Baker, Rollo, Stein et Jeukendrup décrit des effets favorables fréquents sur la capacité à répéter des efforts intenses, mais des résultats plus variables sur les sprints, les sauts ou les gestes techniques. Les protocoles étudiés apportaient souvent environ 30 à 60 g de glucides par heure pendant l’effort, notamment sous forme de boisson à 6–7 %. À 6 %, 0,5 à 1 litre fournit 30 à 60 g : c’est un exemple de concentration, pas une consigne universelle de volume à boire. [Baker et al., 2015] Dans un essai randomisé croisé chez 15 joueurs de centre de formation professionnel, une boisson glucidique à 6 % a atténué la baisse de vitesse des tirs et d’un indice combinant vitesse, précision et réussite pendant un match simulé. Les passes et les dribbles n’étaient pas améliorés ; ces résultats ne prouvent pas un bénéfice sur tous les gestes techniques. [Russell et al., 2012]

Conclusion

Les glucides méritent une place dans la préparation nutritionnelle des sports collectifs. Les réserves de glycogène et les apports pendant l’effort peuvent contribuer au maintien de la performance, mais la fatigue reste multifactorielle. Les valeurs de 30 à 60 g/h décrites dans plusieurs études sont à adapter à la durée du match, aux occasions de s’alimenter et à la tolérance digestive. Après la rencontre, l’alimentation doit aussi soutenir la récupération en fonction de l’effort réalisé et du délai avant la séance suivante.

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