L’affûtage, ou tapering, fait partie de la préparation physique des athlètes dans les
semaines qui précèdent une compétition. Le passage de la phase de charge à la période
compétitive soulève plusieurs questions pour les athlètes et leurs entraîneurs : faut-il
maintenir l’intensité, diminuer le volume ou modifier le
nombre de séances ?
Chaque sport et chaque athlète nécessitent une planification adaptée : il n’existe pas
de formule unique pour préparer une compétition. Les travaux de Le Meur, Hausswirth
et Mujika proposent des repères issus de la recherche pour organiser
l’affûtage dans les sports d’endurance. Une réduction du volume, avec maintien de
l’intensité et du nombre de séances, peut permettre de dissiper la fatigue tout en
préservant les adaptations. La revue citée retient une baisse du volume de 41–60 %,
à adapter au sport, à l’athlète et à l’entraînement réalisé auparavant.
L’hydratation, l’alimentation et la récupération méritent également une attention
particulière pendant l’affûtage. La littérature citée rapporte des améliorations de
performance d’environ 3 %, sans garantie de résultat individuel.
Une planification qui tient compte des caractéristiques de l’athlète, de sa fatigue et
des exigences de sa discipline peut donc l’aider à se présenter dans de bonnes
conditions le jour de la compétition, pour laquelle il s’est parfois préparé
pendant toute une année.

AUTEUR :
Diplômé en sciences de l’activité physique et du sport, titulaire d’un master en physiologie intégrative, spécialiste universitaire de l’entraînement personnel, NSCA – CPT.
