Une étude publiée en ligne en 2017 a comparé la mortalité et les habitudes liées à la santé de 900 anciens athlètes d’élite masculins ayant représenté la Finlande entre 1920 et 1965 aux Jeux olympiques, aux championnats d’Europe ou aux championnats du monde, à celles de 900 de leurs frères appariés sur l’âge. Le suivi de mortalité s’est poursuivi jusqu’au 31 décembre 2015.
Les anciens athlètes présentaient globalement une mortalité plus faible que leurs frères. Le tableau 2 du manuscrit accepté rapporte un âge moyen au décès de 74,0 ans chez les athlètes contre 69,9 ans chez leurs frères, soit un écart d’environ quatre ans dans cette cohorte. Il ne s’agit pas de quatre années de vie garanties par la pratique sportive. Parmi les participants encore en vie qui ont répondu au questionnaire de 2001, les athlètes rapportaient aussi moins de tabagisme et davantage d’activité physique. Ces observations sont compatibles avec une association entre habitudes de vie, pratique sportive et longévité, mais elles ne démontrent pas à elles seules un effet causal de l’entraînement ou de la capacité aérobie. La sélection des participants, les différences génétiques et d’autres facteurs peuvent contribuer aux résultats. Cette étude historique menée chez des hommes ne permet pas de prédire la durée de vie d’une personne ni de généraliser directement les résultats à toutes les populations.

