Comment planifiez-vous votre saison ?
C’est mon entraîneur qui planifie ma saison. Il l’organise de façon à prévoir généralement deux mois de présaison, pendant lesquels, pour le dire simplement, nous éliminons en transpirant les excès de l’été.
Ces deux mois comprennent un premier mois de condition physique, puis un second consacré à l’hypertrophie : nous augmentons les charges en musculation tout en poursuivant le travail de condition physique.
Le troisième mois est consacré à la force maximale. Nous conservons les charges, mais réduisons le nombre de répétitions, et commençons à travailler la technique de certaines épreuves. Le mois suivant, nous passons à la force-vitesse : les charges, les séries et les répétitions diminuent pour faciliter des mouvements plus rapides. Nous commençons aussi à utiliser les pointes dans les différentes épreuves afin de rendre chaque entraînement plus spécifique à la compétition. Nous poursuivons cette phase jusqu’à la première compétition, généralement au début du mois de janvier.
Comme l’un de nos objectifs est souvent la rencontre internationale d’épreuves combinées, généralement organisée à la mi-janvier, nous nous préparons pour y arriver en forme, puis maintenir ce niveau jusqu’aux championnats d’Espagne, notre objectif principal de la saison hivernale.
Comment divisez-vous la saison ?
La saison se divise en deux parties. La première est la saison hivernale, de septembre jusqu’aux championnats d’Espagne, d’Europe ou du monde, selon l’année. Elle se termine généralement fin février ou début mars. La seconde est la saison en plein air. Elle va des championnats d’hiver en salle jusqu’à la fin juillet, avec les championnats d’Espagne en plein air, les championnats du monde ou d’Europe. Chacune de ces périodes comporte des pics de forme, c’est-à-dire des moments où l’on est le plus prêt à concourir. Nous visons toujours les championnats d’Espagne pour ces deux pics.
Quand commencez-vous la présaison ?
Pour la saison en salle, nous commençons généralement la présaison en septembre, et elle dure de 1 à 2 mois. Pour la saison estivale, nous la commençons en mars. Elle est habituellement plus courte que celle de l’hiver, car la période de repos est moins longue et nous bénéficions déjà de tout le travail réalisé pendant l’hiver.
À quoi ressemble votre entraînement quotidien en présaison ?
La présaison exige beaucoup de sacrifices, mais c’est aussi une période que j’adore. Mon entraîneur, Quique, s’occupe de sprinteurs, de lanceurs et d’athlètes d’épreuves combinées. En présaison, nous nous entraînons tous ensemble : sorties en montagne, activités multisports… C’est dur, mais amusant. Nous commençons généralement par 20 ou 30 minutes de course continue, des étirements et des exercices plus aérobies pour retrouver notre condition physique. Nous faisons aussi des circuits au poids du corps, qui sont terribles, puis terminons par 10 à 15 minutes de course et des étirements. Un programme bien complet !
Quelle différence y a-t-il entre l’entraînement de présaison et celui effectué entre les épreuves ?
En présaison, les entraînements sont plus exigeants sur le plan de l’endurance aérobie, avec davantage d’exercices pour développer la condition physique.
Pendant la période de compétition, les entraînements sont plus spécifiques. Nous nous concentrons sur la technique de chaque épreuve et diminuons les charges en musculation pour nous rapprocher du geste technique. L’objectif est d’être reposés pour la compétition et de donner le meilleur de nous-mêmes sur le plan technique.
Comment vous alimentez-vous en présaison ?
Comme nous dépensons davantage d’énergie en présaison, je suis généralement plus rigoureuse dans mon alimentation et ma supplémentation.
L’hydratation pendant l’entraînement est essentielle. Cette année, j’essaie votre boisson isotonique et j’en suis très contente : elle m’apporte ce dont j’ai besoin pour rester hydratée et recevoir des sels minéraux lorsque j’en ai le plus besoin.
Après chaque entraînement, il est très important de bien récupérer. L’année dernière, j’ai commencé à prendre 100 % ALL BEEF. En plus de favoriser la récupération, ce produit est riche en fer, ce qui est très appréciable pour nous, les femmes.
Concernant les repas, mon alimentation reste très simple, en présaison comme pendant la saison. Je consomme toutefois davantage de glucides en présaison, en raison de la dépense énergétique. Dans l’ensemble, je mange de tout : des légumes, des glucides et des protéines.
